L'emploi de métaux ou d'alliages métalliques pour réaliser des encriers est une pratique utilisées dès le Moyen-Âge. Dès le XVIe siècle, des encriers sont réaliser en bronze, plomb, étain, argent. La production d’encriers et d’écritoires la variété des matériaux employés est très large, utilisant les plus précieux (or,argent), au plus modeste et simple. Les métaux et allaiges autorisent une très grande variété de formes et des créations où la fantaisie la plus débridée côtoie le raffinement le plus extrême et des astuces mécaniques.
ÉCRITOIRE en BRONZE DORÉ d'inspiration ésotérique sur plateau ovoïde en marbre Campan vert. Une chauve souris ailes déployées fait dosseret et repose plume entre les deux portes godets, l'un pour l'encrier, l'autre pour le poudreur à sécher. Le décor est feuillagé et à liserés...
Fin XIXème.
Long. 32 cm, larg. 22 cm.
Reproduit p. 40.A l’exception du plomb et de l’étain capables de recevoir l’encre directement, tous les autres métaux servaient de supports décoratifs à des godets à encre en porcelaine, faïence, verre, cristal. Sans pouvoir dresser une liste exhaustive notons qu’il est possible d’admirer ou de trouver des encriers et écritoires en or, argent, vermeil,bronze argenté, doré ou patiné (ces derniers, très fréquents car produits en grand nombre dès le 19
ème), en régule, en cuivre, en tôle de fer (patinée, peinte, laquée), en fonte patinée ou émaillée, en zamac…
Les sujets représentés sont très variés, faisant appel à un imaginaire et à la décoration de la période ou encore à la fantaisie des artistes.